Vous rêvez de suivre une formation
aux métiers
de cadreur et de directeur de la photo !
I.
statut
de l'école
et nature
des diplômes
préparés
:
Habilitation,
homologation, reconnaissance des diplômes par l'État, chaque établissement fait
état de ces titres de noblesse. Que se cache derrière ces termes ?
a)
Le statut
de l'école
Les écoles privées sont, soit sous contrat d'association avec l'État,
soit reconnues par l'État, soit hors contrat ou non reconnues par
l'État.
Les dénominations suivantes sont dénuées de toute signification "officielle" et peuvent induire en erreur les futurs étudiants sur le statut de l'école : Sous contrôle pédagogique de l'État", "enregistrée au Rectorat", "établissement agréé", "soumis au contrôle du Ministère de l'Éducation Nationale", "formation agréée par l'Éducation Nationale", etc.… Seuls les termes "reconnu par l'État" et "sous contrat d'association" ont une réelle signification.
École privée sous
contrat : programmes, horaires et procédures de recrutement des
enseignants sont les mêmes que pour les établissements publics.
En contrepartie d'une aide de l'État, elles doivent respecter les
programmes du Ministère de l'Éducation Nationale, les horaires et les normes
d'effectifs. En revanche, les normes de sélection diffèrent.
Attention : Du côté des sections de techniciens supérieurs
(STS), seuls les établissements privés admettent parfois des non bacheliers.
Avant de vous y inscrire, un conseil : informez-vous auprès du rectorat du
taux de réussite de l'école au BTS visé pour les non bacheliers.
École reconnue par
l'État : ce label signifie que l'État a examiné les programmes
pédagogiques, la qualité des enseignements... Il permet simplement aux
étudiants de bénéficier de la sécurité sociale étudiante et du système
des bourses.
Les écoles
privées hors contrat ou non reconnues par l'État ne reçoivent aucune aide
de l'État.
En contrepartie, elles ont une liberté absolue dans le recrutement des
professeurs, dans les programmes et les méthodes éducatives.
B) La nature des diplômes préparés
Les écoles prestigieuses
Trois établissements publics
prestigieux forment aux métiers du cinéma, de l’audiovisuel ou de la
photographie :
La FEMIS, à Paris et qui dépend du ministère de la Culture, est plutôt tournée vers l’aspect artistique du cinéma autour de 7 spécialisations : scénario, réalisation, image, son, décor, montage et direction de production.
L’École Louis-Lumière, à Noisy-le-Grand et qui dépend du ministère de l’Éducation Nationale, offre de son côté une formation axée sur la technique et l’artistique dans les secteurs du cinéma, du son ou de la photographie.
L’École nationale de la photographie, à Arles, qui dépend du ministère de la Culture, offre une formation en photographie tournée vers l’aspect artistique.
A signaler également : l’École des métiers de l’image, plus connue sous le nom de Gobelins, délivre 2 certificats de photographes. Le cursus, qui se déroule sur 2 années, admet des bacheliers sur dossier puis concours.
Le BTS métiers de l'audiovisuel
Dispensé dans une vingtaine d’établissements publics ou privés, ce diplôme
propose 5 options : image, son, montage et post-production, gestion de
production, techniques d'ingénierie et exploitation des équipements.
La formation au
BTS Audiovisuel est établie,
par le Ministère de l’Éducation Nationale, sur la base d'un
référentiel qui suppose la mise en
oeuvre d'une véritable pédagogie par objectif. Le référentiel présente les
objectifs sous la forme d'une
liste de compétences
et de savoirs. Les moyens de les
atteindre sont laissés libres à l'initiative des enseignants.
En mars 2005, le ministère de l'éducation nationale a édité un
document de 150 pages, à destination des établissements et des équipes pédagogiques, qui
sert de
repères
pour la formation au BTS des métiers de l'audiovisuel.
Les établissements publics sont en général très bien équipés, les établissement
privés le sont diversement. Cette formation donne des bases (théorique et
pratique) très solides, elle est appréciée des studios de télévision.
Le BTS métiers de l'audiovisuel option image accueille surtout des
bacheliers S, voire STI. Dans le public, l'admission est sélective : sur dossier
scolaire donc seuls les meilleurs sont pris. C'est pour cela qu'il faut de toute
façon envisager d'autres formations, écoles privées ou Universités, qui sont les
seules filières non sélectives. Dans le privé, certains étudiants de
formation littéraire (qui ne sont pas accueillis dans le public) ont obtenu le
BTS option image, mais cela reste une exception.
A propos du taux de réussite à l'examen, il faut comparer le comparable. Les
établissements publics affichent des taux de réussite de 90 à 100% pour
l'enseignement initial alors que le privé oscille entre 30 et 80%. Cette
différence est en grande partie due aux critères retenus lors du recrutement. Disons que
le privé offre une seconde chance aux étudiants motivés qui veulent faire
ce métier avec une vraie formation et qui n'ont pas le carnet scolaire
exemplaire exigé dans les établissements publics.
Normalement, ce BTS a pour objectif une insertion professionnelle directe. Il
est possible, après ces deux ans, de trouver un emploi en tant qu'assistant
opérateur, cadreur ou opérateur de prise de vues. Mais nombreux sont les
étudiants qui tentent les concours d'entrée de la FEMIS ou LOUIS LUMIÈRE qui
recrutent à Bac+2.
Attention, même en suivant l’option image, le BTS métiers de l'audiovisuel ne
destine pas au métier de réalisateur ! Ce n'est pas pour autant que la filière
image du BTS interdise l'accès au métier de réalisateur. Pensez à Jean-Jacques
Annaud, Yves Angelo, Claude Zidi, Antoine Galey (TV), Jean-Paul Jaud (TV) et bien
d'autres, mais ils font exception.
A l'université
Une quinzaine d’universités assurent un DEUG en arts du spectacle,
mention cinéma. Mais attention ! L’approche reste très théorique. Vous pourrez
ensuite poursuivre en licence et maîtrise arts du spectacle, mention études
cinématographiques et audiovisuelles (ECAV). En troisième cycle, vous avez le
choix entre une quinzaine de DEA et de DESS. Attention, les filières sont avant
tout théoriques, car les établissements sont rarement équipés pour permettre de
se confronter aux techniques du cinéma. Néanmoins, il existe quelques cursus
professionnalisés type IUP (études audiovisuelles ; métiers de la production) ou
MST (communication audiovisuelle ou image et son ; MST
photographie et multimédia) accessibles généralement avec un bac + 2.
Les écoles privées
Il existe en outre une petite trentaine d’écoles privées qui
dispensent des formations en audiovisuel, en cinéma ou en photographie. La
plupart d’entre elles recrutent au niveau bac pour des cursus en 2 ou 3 ans.
Certaines ont obtenu la certification professionnelle de leur diplôme, les
autres délivrent un certificat d'école. Avant de sélectionner une formation,
renseignez-vous bien sur son contenu et sur les conditions d’études. Quels sont
les effectifs ? Les enseignants sont-ils des professionnels en activité ? Quel
matériel est mis à la disposition des étudiants ?
Mon conseil : Une bonne
formation est un juste équilibre entre la pratique et la théorie (indispensable
pour évoluer dans ce métier). Pour les étudiants d'université, il est judicieux
d'intégrer les tournages de courts-métrages pour acquérir l'indispensable pratique.
Pour se renseigner sur une école, ses équipements, ses enseignants ou tout
simplement sur l'ambiance, il est conseillé de prendre
contact avec un ancien
(qui ne s'est pas retrouvé en situation d'échec).